Stratégies de vie

L’œuvre, l’artiste, et le violeur

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Pouvons-nous séparer l’œuvre de l’artiste, et par extension l’artiste de l’homme ?

Consacrer du temps à cette question peut sembler étrange tant la réponse est, en réalité, évidente. Pourtant, ce marronnier resurgit chaque fois qu’un artiste condamné par la justice reçoit un prix, comme par exemple lorsque Roman Polanski est sacré meilleur réalisateur aux César 2020.

Au-delà de l’habituelle paresse journalistique consistant à entretenir la polémique pour créer du contenu sans effort, une rapide incursion sur les réseaux sociaux montre que la question déchire réellement toute une partie de la population. Il y a ceux qui n’arrivent pas à trancher et sont bien embêtés lorsqu’on les interroge pour un micro-trottoir (le niveau zéro du journalisme), et il y a ceux qui répondent « oui ! » ou « non ! » sans hésiter… à l’issue d’un raisonnement incorrect.

Alors si aujourd’hui je m’attaque à cette question de la séparation entre l’artiste et son œuvre, ce n’est pas tant pour la question elle-même que pour les mécanismes psychologiques qu’elle permet de mettre en lumière. Et rassurez-vous, il ne sera pas uniquement question de Roman Polanski : une polémique chasse l’autre, et je tiens à ce que cet article vous délivre encore un maximum de valeur plusieurs années après sa rédaction.

 

I/ L’œuvre est l’artiste.

 

Lors de mes recherches, j’ai entendu le monteur Hervé de Luze affirmer que Polanski « met des choses personnelles dans ses films parce que c’est un grand cinéaste » [1]. J’ignorais qu’il y avait un lien de cause à effet, et moi qui pratique la musique depuis 1993 je n’ai jamais évalué la grandeur d’un artiste sur ce critère. Mais soit, admettons pour l’exercice qu’il y ait des artistes qui mettent d’eux-mêmes dans leur œuvre tandis que les autres pratiquent leur art avec une totale distanciation. Les premiers rechercheraient catharsis et sublimation tandis que les autres compartimenteraient scrupuleusement art et vie privée.

 

A/ Mettre sa vie dans une œuvre, mais qui fait ça ?

Premier exemple qui me vient à l’esprit : Pablo Picasso peignant Guernica. Ou, toujours chez Picasso, la période bleue déclenchée par le suicide de son ami Casagemas. Je songe aussi à Spielberg réalisant La Liste de Schindler et au très mélancolique Léo Ferré chantant La Mélancolie – ça ne s’invente pas. Je pense aussi à Bruce Springsteen, le fils de prolétaires qui a vu son batteur Bart Haynes partir au Vietnam et revenir entre quatre planches, qui fera tout pour se faire reformer et qui chantera plus tard Born in the USA, dont le texte critique à la fois la guerre du Vietnam et le sort réservé aux vétérans à leur retour.

Je pourrais mentionner Junkhead et la consommation d’héroïne de Layne Stanley. Je pourrais parler de Jacob Bannon et de la « dissolving relationship » [2] dans laquelle il puisa les textes de Jane Doe. Je pourrais évoquer la toxicomanie (révolue) de Phil Anselmo, le cancer qui plane sur Les Marquises de Jacques Brel, et la manière dont la grande boucherie des tranchées marqua Ossip Zadkine et Louis-Ferdinand Céline.

La liste des auteurs retenus par l’histoire de l’art – ou par les consommateurs – est longue, et nous pourrions inventorier leurs œuvres jusqu’au bout de la nuit. Ce serait une véritable odyssée, passionnante mais interminable. Passons donc à la suite : postuler que les grands artistes mettent d’eux-mêmes dans leurs œuvres sous-entend que d’autres ne le font pas.

 

B/ Peut-on séparer l’artiste du tâcheron ?

Chacun de nous a ses propres critères de qualité. Piochez dans votre culture et trouvez-y les conformistes, les exécutants, les bas-du-front, mais attention : nous cherchons ici la fadeur et l’absence d’investissement personnel. Je méprise cordialement The Tree of Life de Terrence Malick, mais je ne dirais jamais qu’il n’a pas de personnalité. La religiosité de Malick est partout dans ce film.

Pour ma part, si je dois penser tâcheron je nomme Brian Herbert dans la catégorie littérature – je n’ai jamais lu Marc Levy, désolé. Côté cinéma, Paul W. S. Anderson et les frères Russo sont les premiers qui me viennent à l’esprit. Du médiocre, du banal, des artistes sans personnalité qu’on pourrait donc séparer de leur création puisqu’ils n’ont rien à mettre dedans.

L’archétype de l’artiste qui n’en est pas un serait le yes-man de l’industrie cinématographique, l’exécutant qui fait ce que ses commanditaires lui demandent sans jamais contre-argumenter. Une sorte de wage slave du Septième Art. Un humain d’élevage qui se serait trompé de bretelle d’autoroute et aurait atterri sur un plateau de cinéma au lieu du plateau de télémarketing où il se rendait.

 

C/ La carte et le territoire, ce grand classique

Ici, une digression s’offre à nous : qu’est-ce qu’un artiste ? Et pendant qu’on y est, le jeu vidéo est-il un art ? Épargnons-nous les débats d’hommes enfants qui pullulent sur Youtube, et rappelons-nous qu’il y a plusieurs niveaux de précision dans l’utilisation des mots. Chacun est libre de considérer que tel ou tel réalisateur/auteur/compositeur n’est pas un artiste. C’est un raccourci, un abus de langage comme lorsque l’on s’écrit à la sortie d’un film « c’était vraiment de la merde ! ». Si l’on prend la peine de réfléchir à ce qui est réel, aucun film, aucune peinture, aucune sculpture, aucun disque n’est une merde. Même un film de Uwe Boll n’est pas une merde, parce que derrière chacun de ses étrons cinématographiques il y a une équipe technique qui a travaillé – peut-être mal, peut-être sans grande motivation, mais travaillé quand même. Aucun disque de La Fouine, Metallica ou Frank Michael n’est une merde, parce que derrière chacune de ces abominations sonores il y a au moins un ingénieur-son qui s’est déplacé jusqu’au studio pour essayer de faire quelque chose de potable de la mixture qu’on lui a demandé de produire. Et même si l’ingénieur-son s’en battait les gonades, admettez que quelqu’un, quelque part, a travaillé consciencieusement. L’employé du ménage s’est sans doute appliqué quand il a nettoyé les vitres de la cabine d’enregistrement.

Ce que j’essaye de rappeler ici, c’est que même si le sens d’un mot varie avec le temps et la liberté que prennent les individus quant à son usage, il est possible de remonter aux sources de sa signification. Le mot artiste désigne d’abord une personne qui pratique une discipline artistique, indépendamment de son talent. C’est par dérive sémantique que artiste peut ensuite désigner une personne créative, sensible voire fantasque, comme lorsque votre belle-mère dit de votre compagne gothique « elle a un côté artiste » alors que non, porter des chemises à jabots ne fait pas de vous un artiste.

Nous pourrions prolonger cette digression-qui-n’en-est-pas-une en évoquant la distinction qu’il est tentant de faire entre œuvre d’art et produits culturels. Cela reviendrait à réitérer l’opposition entre l’artiste et le tâcheron, entre l’œuvre noble et l’œuvre faussement artistique, débat sans fin que cet article n’a nullement l’intention de traiter. Dites-vous bien que si un tâcheron était accusé de viol la polémique serait la même à la sortie de son film en salle. Et vu que les tâcherons reçoivent parfois des Oscars, inutile de s’attarder. Par artiste je désignerai ici toute personne produisant une œuvre relevant d’une discipline artistique, indépendamment de la qualité du produit fini.

 

D/ Le tâcheron et le génie tacheront de se mélanger

Revenons donc à notre yes-man. Une œuvre conformiste ne porte-t-elle pas directement la marque du conformisme de son auteur ?

Il peut m’arriver de dire qu’une personne n’a pas de personnalité, mais c’est du même niveau de rigueur intellectuelle que lorsque je m’exclame « ce disque est une merde ». En psychologie – la science, pas la rubrique des magazines féminins – le terme personnalité désigne « l’ensemble des caractéristiques psychologiques permanentes manifestées par un individu de façon régulière au cours de son existence » [3]. Tout le monde a une personnalité, même l’individu le plus conformiste.

Vous l’avez compris, d’un point de vue psychologique il n’y a aucune différence entre l’artiste qui fusionne sa vie privée avec son art et l’exécutant distancié qui suit un cahier des charges. L’hyper productif Philip K. Dick, qui écrivit moult personnages féminins en s’inspirant de ses épouses successives, ne diffère pas du médiocre Paul W. S. Anderson adaptant le jeu vidéo Resident Evil au cinéma. Le rebelle comme le conformiste, l’ascète comme le jouisseur, l’humaniste comme le misanthrope, chacun crée avec qui il est.

 

 

II/ Vous êtes manipulés

 

Puisque l’œuvre est l’artiste, et qu’accessoirement l’artiste et l’homme ont le même compte en banque, il semble légitime de condamner l’œuvre des condamnés. Il faudrait alors définir ce qu’on entend par là : détruire l’œuvre ? La cacher au public pendant une durée équivalente à la durée d’emprisonnement qui punit le crime commis ? Traiter toutes les pièces de l’artiste sur un pied d’égalité puisqu’il est une seule et même personne ? Ne censurer que les œuvres produites après le crime et laisser les œuvres plus anciennes libres d’accès ?

En réalité ce débat est un piège cognitif. Prenons le cas du César 2020 attribué à Roman Polanski en tant que « meilleur réalisateur » : derrière les réactions les plus outrées (y compris les procès en antisémitisme) on retrouve des classiques de la psychologie comme l’effet de halo, le biais de confirmation, le biais de négativité et le triangle de Karpman. Mais ce ne sont pas ces mécanismes là que je vais analyser aujourd’hui. C’est important de le faire, j’y consacrerai une vidéo, mais dans le cadre de cet article je veux vous emmener plus loin. Je veux que nous descendions ensemble tout au fond du piège.

 

A/ Factuellement, de quoi parlons-nous ?

Le cas Roman Polanski est un véritable cas d’école. Petite remarque préalable : pour étudier la manière dont les gens se déchirent autour de sa nomination aux César, je ne prendrai en compte que l’affaire du viol de Samantha Geimer. En effet, c’est la seule agression tranchée par cette administration qu’on appelle la justice, et c’est aussi l’affaire la mieux documentée. Pour info, en 2009 la Cour d’Appel de Californie a rejeté une énième demande d’abandon des poursuites à l’occasion d’un verdict de trente-sept pages qui récapitule très officiellement les événements depuis la plainte déposée par la mère de Samantha Geimer en mars 1977. L’intégralité du jugement est disponible en ligne [4] et je vous invite à lire au moins les huit premières pages. Si vous avez une intime conviction au sujet des autres accusations je comprends que mon choix puisse vous décevoir, mais vous en comprendrez l’intérêt en lisant cet article jusqu’au bout.

En résumé : Polanski a violé une fille de 13 ans en 1977, et indépendamment de savoir s’il s’est soustrait à justice comme l’affirment ses détracteurs ou s’il a fui une instrumentalisation politique de son procès comme l’affirment ses soutiens, il reste coupable de viol. Notez que je parle ici de culpabilité morale et non pas de culpabilité juridique puisqu’en plaidant coupable à l’époque des faits Polanski avait obtenu l’abandon du chef d’accusation ‘viol’. Le débat public a donc pris l’inévitable tournure faut-il séparer le réalisateur du violeur ? On l’a vu, la réponse est non puisque l’œuvre est l’artiste. Voilà donc l’énigme résolue, Polanski doit rendre son César et tous ceux qu’il a reçu depuis 1977. Rideau. Sauf que la Réalité est un chouia plus complexe.

 

B / Qu’est-ce qu’une vie ?

La vie de Roman Polanski se résume-t-elle au viol de 1977 ? Dans une étrange convergence des luttes, les associations féministes rejoignent les partisans misogynes d’Alain Soral : pour eux la réponse est oui, Polanski c’est le viol et rien d’autre. Dans le camp d’en face et même chez certains indécis, on répond que Polanski est aussi un grand réalisateur et un rescapé du nazisme, ce qui est certes vrai mais n’excuse pas le viol subit par Samantha Geimer. Car rien n’excuse ce viol : ni le traumatisme d’avoir perdu sa mère à cause du nazisme, ni le climat libertaire des années 60-70. Et la filmographie de Polanski ne l’excuse pas non plus. On ne peut pas soustraire ses vingt-trois longs métrages du viol, pas plus qu’on ne peut soustraire le viol desdits métrages. Ce n’est pas un jeu à somme nulle.

Définir c’est délimiter. Qu’est-ce qui délimite une personne ? Lorsque l’Académie des César – 4 225 votants, je le rappelle pour ceux qui hurlent à l’oppression systémique – remet le César du meilleur réalisateur à Roman Polanski, elle remet le César à un violeur, oui. Elle le remet aussi un homme dont la mère est morte à Auschwitz, à un veuf meurtri par l’assassinat d’une Sharon Tate enceinte de huit mois, à un père de famille désormais marié à la même femme depuis trente ans, et à plein d’autres Roman Polanski que nous ne connaissons pas et qui forment le continuum d’un être humain, la somme de quatre-vingt-huit années d’existence.

Si vous préférez vous extraire de cette complexité à coup de « on a récompensé un violeur et puis c’est tout », libre à vous. Je le dis sans ironie hein, je ferais pareil si j’avais été violé par un homme ou si j’étais le confident d’une personne accusant Polanski. J’invoquerais même le retour de la peine de mort si ma fille, ma sœur, mon frère ou mon neveu avait été violé. Ne vous leurrez pas, il y a des gens à qui je souhaite de passer sous un bus alors qu’ils ont commis des actes moins répréhensibles que celui de Polanski. Sauf que je ne prononce pas leur nom en public, parce que c’est illégal et surtout parce que ça ne tire pas le collectif vers le haut de propager des étiquetages réducteurs sans avoir conscience de ce qu’on est en train de proférer.

Quand on m’annonce le résultat des César 2020, j’ai la chance de ne pas être submergé par l’émotion (contrairement à Virginie Despentes). C’est une chance, parce que bon nombre de commentateurs sont emportés par leurs compulsions cognitives. Or, un des plus grands défis que nous avons à relever en tant qu’êtres humains, c’est de maîtriser notre esprit pour développer le pouvoir que nous avons sur notre vie. Et lorsqu’une personne passe en pilote automatique sous le coup d’une surcharge émotionnelle, lorsqu’une personne n’est pas entraînée à débusquer ses propres biais cognitifs et ne s’applique pas à le faire, elle reste un esclave.

 

Notes :

  1. France Culture, entretien entre Olivia Gesbert, Hervé de Luze et Florence Colombani (la citation en vidéo). Hervé de Luze a monté 10 des 23 films de Roman Polanski.
  2. Interview de Jacob Bannon au sujet de la pochette de Jane Doe (https://www.revolvermag.com/culture/converges-jane-doe-story-behind-cover-art)
  3. Quentin Debray, Bernard Granger, Franck Azaïs, Psychopathologie de l’adulte (4ème édition). Elsevier Masson.
  4. La décision de la Cour d’appel de Californie (en anglais) : https://caselaw.findlaw.com/ca-court-of-appeal/1500003.html – j’insiste, il n’est pas nécessaire de lire les 37 pages mais vu la quantité de fausses informations répandues par les commentateurs vous devriez au moins lire les 8 premières pages, soit tout ce qui précède la partie « III. Alleged Conduct After Flight, Prior to Statement of Disqualification »

Peinture : L’enlèvement d’Europe de Felix Vallotton (1908).

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5 réflexions au sujet de « L’œuvre, l’artiste, et le violeur »

      1. Désolé de la réponse tardive :

        J’ai relu et je comprends mieux 🙂

        Je pense que je trouvais que ça ne concluait de manière trop flou à cause du dernier paragraphe sur le contrôle de nos biais cognitifs.

        Aussi pck j’avais un peu de mal à comprendre la deuxième partie, je m’attendais en misant à quelque chose de plus « opposé » à la première partie je crois.

  1. Article intéressant. Je pense qu’il « répond », en tout cas donne un avis sur la question. Cependant le dernier paragraphe me semble conclure de façon maladroite.

  2. Peut on porter un regard critique sur la vie d’un individu sans faire de même sur le contexte historique dans lequel cette vie s’inscrit ? La vie d’un individu est vachement tributaire du contexte dans lequel il se trouve, porter un jugement sur Céline, c’est aussi porter un jugement sur la vie durant la seconde guerre mondiale, porter un jugement sur Polanski c’est faire de même sur la vie des gens dans les années 70-80. Et dans 40 ans, les plus jeunes auront un regard critique sur nos vies. Au début, on niera, puis on sera abasourdi des révélations faites, puis on acceptera ou pas la vérité. Nous nous dirons alors nous avons vécu ça et nous avons pourtant rien vue. Ça m’est arrivé 2 fois en 5 ans plus ou moins. D’apprendre de plein fouet une vérité violente que j’ai parfaitement vécu sans jamais l’avoir vue de cette manière. Cette question que vous soulevez : la vie d’un homme, son histoire, son contexte, son continuum, son actualité, la complexité qui appelle à la prudence, l’objectivation, ne peut pas être tranchée, car la réponse vient soit de celui où celle qui s’en distancie grâce à des valeurs statistiques soit de celui où celle qui l’a vécu dans sa chair directement ou indirectement et a vue sa vie relationnelle complètement configurée par cela. Il y a donc la chair et l’esprit. D’ailleurs je ne suis pas certain que Polanski ait voulu faire un parallèle entre la fausse accusation sur Dreyfus et la sienne puisqu’il se sait parfaitement coupable, il a plutôt fait un parallèle entre lui et l’image d’Épinal que tout le monde a de l’affaire Dreyfus : celle d’un homme dont on enlève tous les honneurs, dont on brise les armes, que l’on dépouille de ses médailles. Polanski se montre de la même manière : on veut lui retirer ses honneurs, on veut lui briser sa caméra, on veut lui retirer ses césars, il dénonce cela et les césars 2020 devient son j’accuse de la profession. En ce qui concerne Polanski finalement, la meilleure réponse que l’on pourrait donner c’est, oui qu’il fasse des films mais sans la contribution financière de l’état parce que beaucoup de ces personnes au sein de l’Etat sont en conflit avec ce qu’il est et ne veulent pas donner son « argent des impôts » à une telle personne. Veut on un monde où l’on fait taire la chair au profit de l’esprit ? Moi je ne veux pas. Il faut vivre avec.

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